L’économie aussi souffre de la canicule. Selon une étude de l’assureur allemand Allianz publiée le 28 mai 2026, le réchauffement de l’atmosphère pourrait nous faire perdre près de 200 milliards d’euros en croissance, sur la période 2026-2030. Cela signifie qu'à cause du changement climatique, notre pays resterait collé en croissance zéro, voire en récession, durant toute cette période.
La hausse des températures s'accompagnerait de sérieuses conséquences budgétaires : moins de croissance, c’est moins d’impôts qui rentrent et donc plus de déficit (0,5% du PIB en plus par an), qui s’ajouteraient à un solde déjà très dégradé.
La productivité se retrouverait également affectée. Certaines études faites en Inde indiquent qu’au-delà de 27 degrés, la production diminue de 4% par degré supplémentaire.
La production chuterait de moitiéL’agence nationale des conditions de travail (Anact) évalue le déficit de 2 à 3% par degré au-dessus de 20 centigrades. Un chiffre considérable. À 33-34 degrés, la production chuterait même de 50%.
Cela vaut évidemment aussi pour les activités cognitives, c’est-à-dire l’apprentissage à l’école. Tout cela sans compter les effets sur la santé, la surmortalité et la demande de soins d’urgence qui augmente. La France serait l’un des pays les plus touchés en Europe. Nous sommes pourtant moins exposés que nos confrères d'Europe du Sud. En réalité, nos bâtis n’ont pas été pensés pour ces températures, contrairement à nos homologues d’Espagne ou de Grèce. De plus, les caractéristiques de notre économie nous rendent plus vulnérables que l’Allemagne, par exemple. La part des secteurs exposés, où l’activité s’effectue à l’extérieur, est importante.













