Des activités et des rassemblements ont été organisés dans tout le pays pour célébrer dimanche la 30e Journée nationale des peuples autochtones, une journée destinée à rendre hommage à la culture, à l’histoire et aux contributions des Premières Nations, des Inuits et des Métis.Le premier ministre Mark Carney devait se rendre à une exposition organisée à l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, dans la région de Vancouver. Il est aussi attendu au musée de Nanaimo. De son côté, la première ministre du Québec, Christine Fréchette, devait prendre la parole lors d’un événement organisé dimanche après-midi par l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et le Centre d’amitié autochtone de Trois-Rivières.Pour l’occasion, elle devait être accompagnée du ministre chargé des Relations avec les Premières Nations et les Inuits, Ian Lafrenière, ainsi que du ministre du Travail, ministre chargé des Relations canadiennes et député de Trois-Rivières, Jean Boulet.La Journée nationale des peuples autochtones coïncide avec le solstice d’été — le jour le plus long de l’année — et revêt une profonde signification culturelle pour de nombreux groupes autochtones. Elle marque l’aboutissement du Mois des peuples autochtones, célébré chaque année en juin.La Journée nationale des peuples autochtones, anciennement appelée «Journée nationale des Autochtones», a été proclamée en 1996 par le gouverneur général Roméo LeBlanc après des années de mobilisation de la part des groupes autochtones.Cérémonie L’actuelle gouverneure générale, Louise Arbour, a participé à une cérémonie organisée par l’association des anciens combattants autochtones pour marquer le 25e anniversaire de l’inauguration du Monument national aux anciens combattants autochtones à Ottawa.Une centaine de personnes ont assisté à la cérémonie, dont plusieurs anciens combattants, des membres actuels des Forces armées canadiennes et plusieurs autres personnes présentes lors de l’inauguration du monument.Aurel Dubé, de la Première Nation Kitigan Zibi Anishinabeg, a rappelé que des milliers d’Autochtones avaient «fait le sacrifice ultime pour ce pays qui nous a pris nos terres». Il a ajouté que la colère suscitée par la manière dont les anciens combattants autochtones avaient été traités avait contribué à la création du monument.«Nos guerriers autochtones n’ont pas toujours été traités équitablement, a-t-il dit. C’est la raison principale qui a présidé à la conception de ce monument.» Greg Meekis s’est dit très ému de revenir 25 ans après avoir participé à la cérémonie d’inauguration.«Je suis vraiment honoré de me trouver ici devant ces guerriers.» L’ancienne gouverneure générale Adrienne Clarkson, qui avait présidé à l’inauguration du monument en 2001, était également présente. «J’ai du mal à croire que cela fait déjà 25 ans que nous avons effectué l’innauguration de ce monument», a-t-elle déclaré. Elle portait une coiffe qui lui avait été offerte par la tribu des Blood, en Alberta, qui l’a adoptée comme chef honoraire. La nouvelle gouverneure générale Louise Arbour a souligné les contributions des décrypteurs autochtones pendant la Seconde Guerre mondiale et celles des membres autochtones des Rangers canadiens qui jouaient un rôle essentiel dans la sécurité de l’Arctique aujourd’hui. «Aujourd’hui, dans une conjoncture mondiale de tensions croissantes, notre sécurité collective repose avant tout sur la confiance que nous avons les uns dans les autres, a-t-elle déclaré. La voie à suivre est celle du renforcement des liens entre les peuples autochtones et non autochtones, ces liens qui consolident la défense du Canada et grâce auxquels nous pourrons relever ensemble les défis de demain.»Dans un communiqué, la chef nationale de l’Assemblée des Premières Nations, Cindy Woodhouse Nepinak, a déclaré que cette journée devait également être placée sous le signe de la responsabilité. La réconciliation ne peut se construire sur de simples annonces et promesses, a-t-elle affirmé. Elle passe par des écoles de qualité pour les enfants des Premières Nations, des logements sûrs pour les familles des Premières Nations, de l’eau potable pour les communautés des Premières Nations, et par l’exercice par celles-ci de leurs droits inhérents à gouverner leurs propres terres, eaux et avenir.»La ministre des Services aux Autochtones, Mandy Gull-Masty, devait assister au Festival autochtone du solstice d’été à Ottawa.La présidente du Conseil national des Métis, Victoria Pruden, a célébré cette journée lors de l’événement «Rhythms of the Homeland» (Rythmes de la terre natale) au parc Minto, à Ottawa. Cet événement est présenté comme une célébration de la cuisine, de la musique et des danses traditionnelles.Parmi les autres événements annoncés, une célébration de la culture mi’kmaq s’est déroulée au Bore Park, à Moncton, au Nouveau-Brunswick.La première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, a déclaré dans un communiqué que «cette journée est l’occasion de reconnaître la force et la résilience des communautés autochtones, de réfléchir aux répercussions continues de la colonisation, et de continuer à écouter, à apprendre et à poser des gestes concrets vers la réconciliation.».Plusieurs autres événements étaient au programme dans différentes villes du pays.