La rencontre prévue entre les premiers ministres et les chefs autochtones de tout le pays a été difficile à obtenir, et elle ne doit pas rester la seule du genre, a déclaré mardi la cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations, Cindy Woodhouse Nepinak.Dans son discours d’ouverture à l’assemblée générale annuelle de l’APN à Ottawa, Mme Woodhouse Nepinak a indiqué aux chefs que le cabinet du premier ministre avait confirmé que la réunion aurait lieu en octobre.« Obtenir cette réunion n’a pas été facile. Et, d’une certaine manière, je n’y croirai pas tant que nous n’y serons pas », a-t-elle affirmé.« Les chefs s’accordent à dire que cette réunion nationale ne doit pas être un événement ponctuel. Cela implique la mise en place d’un mécanisme permanent de responsabilisation fédéral-provincial afin de garantir que les disparités socio-économiques soient comblées par des actes plutôt que des paroles. »Mme Woodhouse Nepinak et ses prédécesseurs réclament depuis longtemps que les Premières Nations soient représentées lors de ces réunions. Souvent, les dirigeants des organisations autochtones nationales, dont l’APN, sont invités à participer à une réunion parallèle avant ou après la rencontre entre le premier ministre du Canada et les premiers ministres provinciaux.Mais aucune réunion de plus grande envergure, à laquelle seraient conviés les chefs de chaque Première Nation, n’a encore eu lieu. Le premier ministre Mark Carney a promis, dans son discours prononcé en décembre devant l’assemblée spéciale des chefs de l’APN, qu’il convoquerait une telle réunion dans le courant de cette année. L’ordre du jour et la liste des participants font encore l’objet de discussions.L’organisation de cette réunion a lieu alors que de nombreuses Premières Nations expriment des inquiétudes concernant le programme de grands projets de M. Carney et la consultation de leurs communautés.Ces appels se sont intensifiés l’année dernière, lorsque les gouvernements fédéral et provinciaux discutaient entre eux des moyens d’accélérer la mise en œuvre de grands projets d’infrastructure.Mme Woodhouse Nepinak a qualifié l’exclusion des Premières Nations des réunions des premiers ministres de « très irrespectueuse ».« Les Premières Nations sont favorables à une croissance économique qui favorisera la prospérité collective du Canada au cours du siècle à venir, mais pas au détriment de nos droits ni des obligations légales de la Couronne envers notre peuple », a souligné Mme Woodhouse Nepinak lundi.Elle a ajouté que la réunion avec M. Carney et les premiers ministres provinciaux constituerait un « test majeur » de la capacité du Canada à concilier croissance économique et droits des Premières Nations.« Ces discussions vont-elles être faciles ? Absolument pas, a-t-elle ajouté. Nous n’allons pas résoudre les problèmes du Canada en un jour. »
Les Premières Nations participeront à la réunion des premiers ministres cet automne
L’Assemblée des Premières Nations réclame depuis longtemps que ses membres soient représentés lors de ces réunions.








