Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement L'époque L'époque L'époque Loisirs Loisirs Loisirs En France, Chess.com compte 2 millions de joueurs actifs mensuels. Parmi eux, certains n’arrivent plus à s’arrêter, en raison notamment d’une interface conçue pour les relancer et les retenir. Article réservé aux abonnés Sur son compte TikTok, la créatrice de contenus française Camille, alias @camille_in_nyc, expatriée à New York, a récemment interpellé ses abonnées : « Pour les filles qui ont un copain, j’ai une question hyperimportante : est-ce que je suis la seule à batailler avec ça ? » Le plan suivant montre son petit ami en pleine partie d’échecs sur l’application Chess.com de son téléphone : « Genre parfois, au milieu d’une conversation, il commence à jouer aux échecs. On regarde un film, échecs. Il est aux toilettes, échecs. Avant d’aller se coucher, échecs. » Dans les commentaires, des dizaines de femmes reconnaissent leur quotidien. « Merci d’en parler, ça fait deux ans que cette addiction dure, écrit l’une d’elles. Il rentre du travail tard le soir, premier truc qu’il fait, échecs. En courses, échecs. Je n’en peux plus, supprimez Chess.com. » Si le doomscrolling, cette consultation effrénée induite par le défilement infini de contenus sur les sites Internet et les réseaux sociaux, dispose depuis quelques années de son vocabulaire, de ses études, de ses mises en garde, le doomchessing, lui, n’a pas encore de nom officiel. Et pourtant il existe, d’autant plus depuis que Chess.com a construit une interface conçue pour retenir, relancer et ne jamais vraiment laisser partir les joueurs. Il vous reste 84.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le « doomchessing », ou la toxicomanie des échecs : « Parfois, au milieu d’une conversation, il commence à jouer »
En France, Chess.com compte 2 millions de joueurs actifs mensuels. Parmi eux, certains n’arrivent plus à s’arrêter, en raison notamment d’une interface conçue pour les relancer et les retenir.
Chess.com, 2M joueurs mensuels, cultive le "doomchessing", addiction via interface conçue pour retenir l'attention constamment. Pour tech leaders: cas d'école du design addictif. Retention élevée mais risque éthique et churn-frustration utilisateur.









