Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Intimités Intimités Intimités Darons d'ailleurs Darons d'ailleurs Darons d'ailleurs « Darons d’ailleurs ». Deux fois par mois, un de nos journalistes à l’étranger explore la parentalité hors de nos frontières. Les sites de paris en ligne ont beau être interdits aux mineurs, près d’un ado américain sur cinq s’y connecte… souvent en cachette. Certains deviennent addicts au « microbetting », au nez et à la barbe de leurs parents. Article réservé aux abonnés Pire équipe de NBA cette saison, les Washington Wizards ont néanmoins toujours pu compter sur des groupes d’ados survoltés en tribunes, portable à la main. La raison de cette ferveur ? Ils ont parié sur le joueur qui marquerait le prochain panier. Si ce n’est pas celui sur lequel ils ont misé, ils reparieront sur la prochaine action. C’est le principe du microbetting, une des causes de l’addiction des adolescents aux paris sportifs. Depuis la légalisation des paris en temps réel lors de rencontres sportives dans une majorité des Etats du pays en 2018, le phénomène ne fait qu’empirer. Une étude publiée en août 2024 par The Lancet estime ainsi qu’au cours des douze mois précédents, 17,9 % des adolescents ont parié, alors que cela leur est légalement interdit puisqu’il faut être adulte pour ouvrir un compte sur un site ou une application. Vulnérables, car susceptibles de céder facilement aux mécanismes de l’addiction, les ados peuvent ensuite se retrouver endettés. « Quand j’ai reçu des mails étranges ou des paiements pour des cartes de crédit prépayées, j’ai d’abord pensé que mes données personnelles avaient été volées, se souvient Jill (les personnes dont le nom de famille n’est pas cité ont requis l’anonymat), psychologue résidant à Chicago. J’ai interrogé mon fils de 16 ans, qui a nié être le responsable. Savoir qu’il a fouillé dans mon portefeuille, utilisé mon permis de conduire et effectué des paiements depuis mon compte bancaire a constitué pour moi une véritable trahison. Mais l’usurpation d’identité n’était que la partie émergée de l’iceberg. Ce qui se cachait derrière ces actes était bien plus grave. Mon fils était accro aux jeux. » Il vous reste 72.62% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.