Publié le 21/06/2026 15:01

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Edouard Geffray a fait cette annonce après avoir eu les conclusions de l'enquête administrative lancée pour déterminer d'éventuelles défaillances dans le suivi de l'enfant qui a vécu séquestré plus d'un an dans une camionnette en Alsace.

"Comment cet enfant a-t-il pu échapper des radars ?" Le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, est revenu, dimanche 21 juin, sur France 3, sur l'enquête administrative lancée pour déterminer d'éventuelles défaillances dans le suivi de l'enfant qui a vécu séquestré dans une camionnette, avant qu'une voisine ne donne l'alerte début avril. Les conclusions de cette enquête ont été rendues au ministre "il y a trois jours".Le jeune garçon, qui a eu 9 ans au mois de mars, a été séquestré pendant un peu plus d'un an dans le village d'Hagenbach (Haut-Rhin). "L'enquête de voisinage a permis de confirmer qu'il avait disparu du jour au lendemain", avait déclaré le procureur de Mulhouse, Nicolas Heitz, lors d'une conférence de presse, mi-avril. "Sa dernière scolarisation date de son entrée en CP, ses résultats scolaires étaient alors très bons", avait précisé le magistrat.Cet enfant a quitté un établissement "sans être rescolarisé dans un autre", a annoncé, dimanche, le ministre de l'Education. Mais aucune autorité n'avait alerté sur son absence. Après le départ de l'enfant de son école, il "apparaît très nettement" que "le père a utilisé quasiment toutes les failles" en tenant "un discours différent" aux "interlocuteurs", tels que le maire, la directrice de l'école, "qui auraient dû être en mesure de le contrôler", "au point de brouiller les pistes", a affirmé Edouard Geffray."On va changer les choses puisqu'à la rentrée, il y aura un système automatique qui fait que chaque fois qu'un élève quittera une école sans être rescolarisé dans une autre, il y aura une alerte automatique apparaîtra sur l'ordinateur du directeur de son école d'origine pour qu'il puisse faire un signalement aux autorités académiques et derrière, à l'autorité judiciaire", a annoncé Edouard Geffray. "Le silence vaudra alerte", a-t-il résumé. Jusqu'ici, "on n'avait pas de système d'alerte automatisé", a-t-il reconnu. Seul un certificat de radiation, sous forme de document papier, était fourni.