Lors du lancement de la campagne du candidat LFI à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 7 juin 2026. STÉPHANE DE SAKUTIN/AFP

Parmi les concerts prévus pour la 45e édition de la Fête de la musique, celui de La France insoumise (LFI) doit se dérouler, dimanche 21 juin, à Paris, à partir de 18 heures, à l’issue d’une marche contre le racisme organisée à 14 heures à Barbès, dans le 18e arrondissement de Paris, à l’appel du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, ainsi que des collectifs, des associations et des syndicats.

Pour cette « Fête de la musique antiraciste », LFI a invité, place de la République, des artistes comme Leo SVR et 2L, connus pour leurs positions engagées à gauche. Le tribunal administratif de Paris a suspendu, vendredi 19 juin, la décision du préfet de police d’interdire ce concert, en estimant que « les risques de troubles à l’ordre public » qu’il avait invoqués « n’étaient pas suffisamment justifiés ».

L’arrêté litigieux, pris mercredi soir par la Préfecture de police, relevait que l’« événement devrait accueillir notamment le comité Adama et sa fondatrice, Assa Traoré, les rappeurs Médine et Soso Maness ». A propos de ce dernier, la mesure d’interdiction était justifiée par le fait qu’il avait chanté Tout le monde déteste la police lors de la Fête de L’Humanité, en 2021.