Lors d’un meeting marquant le lancement de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidence du parti de gauche « La France Insoumise » (LFI), sur la place Jean-Jaurès à Saint-Denis, le 7 juin 2026. STÉPHANE DE SAKUTIN/AFP
Le tribunal administratif de Paris a suspendu, vendredi 19 juin, la décision du préfet de police d’interdire un concert de La France insoumise (LFI) prévu place de la République à l’occasion de la Fête de la musique dimanche.
« Le tribunal a estimé que les risques de troubles à l’ordre public invoqués par l’arrêté pour justifier l’interdiction n’étaient pas suffisamment justifiés par le préfet, en relevant qu’aucun des éléments produits ne permettait de les conforter », a expliqué dans un communiqué la juridiction administrative, saisie en référé, une procédure d’urgence.
L’arrêté litigieux, pris mercredi soir par la préfecture, relevait que l’« événement devrait accueillir notamment le Comité Adama et sa fondatrice, Assa Traoré, les rappeurs Médine et Soso Maness ». A propos de ce dernier, la mesure d’interdiction était justifiée par le fait qu’il avait chanté Tout le monde déteste la police lors de la Fête de L’Humanité, en 2021.
« La Préfecture de police de Paris est dans son rôle, elle constate des risques de trouble à l’ordre public du fait d’invités qui ont tenu par le passé des propos injurieux, notamment à l’encontre des forces de l’ordre », avait appuyé jeudi matin la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.









