Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag Patrimoine Patrimoine Patrimoine Surnommée l’église des artistes, la paroisse dévoile la restauration de sa chapelle Saint-Vincent-de-Paul, financée par l’ONG World Monuments Fund. Un écrin qui remet en valeur « La Vie du Christ », dernière œuvre du plasticien américain, emporté par l’épidémie de sida en 1990. Article réservé aux abonnés Sur le triptyque de bronze patiné à l’or blanc, on devine des anges, un bébé et une figure dotée d’une dizaine de bras. Le dessin, enfantin et virtuose, est immédiatement reconnaissable. C’est celui du New-Yorkais Keith Haring (1958-1990), graffeur devenu artiste contemporain au style unique, encore adoré plus de trois décennies après sa mort, à l’âge de 31 ans, en pleine hécatombe du sida. Tous les musées du monde accueillent des œuvres de l’Américain. Mais il est surprenant de découvrir ce triptyque, nommé La Vie du Christ, posé sur l’autel d’une petite chapelle de l’église Saint-Eustache, face au Forum des Halles, en plein cœur de Paris. Si les spécialistes connaissaient sa présence depuis son installation, au début des années 2000, beaucoup, jusque-là, passaient sans la voir, l’œuvre était mal éclairée et les murs poussiéreux. Il vous reste 89.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.