Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Colombie Colombie Colombie Au terme d’une campagne agressive, les Colombiens doivent départager, dimanche 21 juin, le candidat de l’ultradroite, Abelardo de la Espriella, donné favori, et celui de la gauche, Ivan Cepeda, héritier du président sortant. Article réservé aux abonnés Sur le trottoir de l’avenue Séptima, dans le centre de Bogota, Bellaluz Gutierrez tient dans ses mains une feuille de papier blanc sur laquelle est écrit : « Encore indécis ? » Celle de son voisin, Carlos Mora, interroge : « Veux-tu parler élection ? » Souriants, les activistes sont une quinzaine. Des passants s’arrêtent. La discussion s’engage. « Nous ne sommes pas des militants, mais des citoyens convaincus qu’il faut agir – et dialoguer – pour empêcher l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir », explique Carlos Mora. Il porte un tee-shirt à l’effigie du candidat de gauche, Ivan Cepeda, héritier politique du président sortant, Gustavo Petro, premier président de gauche de l’histoire du pays, en fonctions depuis août 2022. A l’autre bout de la ville, sur l’élégante place de la 93e Rue, deux jeunes distribuent des tracts d’Abelardo de la Espriella. On y voit le candidat de l’ultradroite faire un salut militaire, le regard fixé vers le lointain. « A fond pour la patrie », dit le slogan de sa campagne. L’outsider a même choisi un surnom de campagne : « El Tigre ». Un des deux jeunes explique : « Ivan Cepeda est un dangereux communiste, ami des guérilleros. Nous faisons confiance au “Tigre” pour lui barrer la route et sauver notre pays du désastre. » Il vous reste 81.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
En Colombie, un second tour de l’élection présidentielle sous le signe de la polarisation
Au terme d’une campagne agressive, les Colombiens doivent départager, dimanche 21 juin, le candidat de l’ultradroite, Abelardo de la Espriella, donné favori, et celui de la gauche, Ivan Cepeda, héritier du président sortant.
Le 21 juin, les Colombiens votent entre Abelardo de la Espriella (ultradroite, favori) et Ivan Cepeda (gauche, héritier du président Petro) dans une campagne fortement polarisée. Cette volatilité politique impacte les stratégies de digital governance et la continuité des investissements technologiques nationaux.
















