L’armée israélienne a annoncé vendredi avoir frappé des cibles dans tout le sud du Liban pendant la nuit, menaçant ainsi l’accord de paix naissant entre l’Iran et les États-Unis visant à mettre fin à la guerre.Les pourparlers prévus vendredi en Suisse entre l’Iran et les États-Unis, auxquels devait participer le vice-président américain, J.D. Vance, ont été reportés en raison de l’intensification des combats.Parallèlement, le bilan des victimes au Liban a fortement augmenté. L’Agence nationale d’information, l’agence de presse officielle libanaise, a fait état d’au moins 18 morts lors de frappes aériennes israéliennes, que l’armée israélienne a qualifiées de « toujours en cours ».Israël a pour sa part déploré la mort de quatre de ses soldats lors des combats dans le sud du Liban, dont un lieutenant-colonel. Une attaque à l’aide d’un drone piégé en a blessé cinq autres, selon le pays.La poursuite des combats au Liban pourrait mettre en péril l’accord récemment signé, qui prévoit un arrêt immédiat des opérations militaires « sur tous les fronts, y compris au Liban », où Israël combat le groupe militant Hezbollah, qui est soutenu par l’Iran.Cet accord vise à mettre fin à la guerre. Il a permis la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation internationale, tout en ramenant les États-Unis et l’Iran à la table des négociations sur le programme nucléaire de Téhéran.Le président américain, Donald Trump, a soutenu avoir signé cet accord pour éviter une « catastrophe économique » aux États-Unis, alors que la guerre a provoqué une flambée des prix du pétrole, semé la panique sur les marchés financiers et alimenté l’inflation.Désaccord sur le conflit au LibanIsraël et le Hezbollah ne sont pas parties à l’accord. L’Iran insiste pour qu’Israël se retire de la vaste partie du sud du Liban qu’il occupe, mais le libellé de l’accord provisoire ne l’exige pas explicitement.Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, qui doit faire face à des élections plus tard dans l’année, a refusé de se retirer. Il a prévenu jeudi que les forces israéliennes resteraient dans une « zone de sécurité » du sud du Liban tant que « les besoins de sécurité d’Israël l’exigeront ».
Israël bombarde le Liban, report des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran
La fin des hostilités au Liban était l’un des points du protocole d’entente.











