Le vice-président américain, J. D. Vance, lors d’un point presse à la Maison Blanche, à Washington, le 18 juin 2026. KEN CEDENO/AFP

La rupture est spectaculaire, brutale, profonde. Au cours d’une conférence de presse, jeudi 18 juin, le vice-président américain, J. D. Vance, a eu des mots d’une extrême sévérité, presque menaçants, en direction de l’allié israélien.

« Donald Trump est le seul chef d’Etat au monde à être bienveillant envers la nation d’Israël en ce moment précis. Et il se trouve qu’il est le chef d’Etat de la superpuissance mondiale. Si je faisais partie du cabinet du gouvernement israélien, je n’attaquerais peut-être pas le seul allié puissant qu’il me reste encore », a averti M. Vance en faisant référence aux critiques formulées par Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, deux ministres d’extrême droite, sur le protocole d’accord signé avec l’Iran mercredi 17 juin.

Comme si l’avertissement ne suffisait pas, le vice-président a un peu plus encore enfoncé l’Etat hébreu, au-delà du gouvernement lui-même, employant des mots qui résonneront longtemps : « Le problème d’Israël, ce n’est pas Donald Trump, et quiconque en Israël pense que son plus grand problème est le président des Etats-Unis doit se réveiller et ouvrir les yeux sur la réalité de la situation dans laquelle se trouve ce pays », a souligné J. D. Vance. Dit autrement : Israël a pu conduire une guerre d’anéantissement pendant deux ans à Gaza, tuant plus de 73 000 Palestiniens (selon le ministère de la santé de Gaza), sans provoquer de réaction américaine, mais il ne fallait pas critiquer ou menacer un accord signé par Donald Trump.