Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences La vie cachée des plantes La vie cachée des plantes La vie cachée des plantes Chronique Florence Rosier « La vie cachée des plantes ». De nombreuses espèces végétales libèrent, sous terre et dans les airs, des composés qui neutralisent leurs voisines. Mais pourquoi certaines ne le font-elles pas ? Publié aujourd’hui à 10h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Le noyer, « plein de forces austères »… Rainer Maria Rilke ne pouvait mieux dire pour qualifier les pouvoirs de cet arbre dans un de ses Poèmes français (1935). Tout particulièrement ceux du noyer noir (Juglans nigra), ce grand fût élancé à l’écorce très sombre. Il est le champion d’une lutte étouffée, mais pas moins forcenée, qui se déroule sous nos pieds. De nombreuses plantes libèrent ainsi, dans le sol ou dans l’atmosphère, des composés qui freinent la croissance ou la germination de leurs voisines. Un phénomène connu sous le nom d’« allélopathie », qui est « répandu dans le règne végétal, tant à travers les groupes taxonomiques qu’à travers les écosystèmes », rapporte Wesley Colvin, professeur d’écologie associé au Fullerton College, en Californie. Le noyer noir fabrique ainsi l’une des plus puissantes de ces armes biochimiques. Toutes ses parties (jeunes feuilles, racines, écorce, rameaux, brou de noix) produisent en effet de l’alpha-hydrojuglone, une molécule qui est ensuite oxydée en juglone, une fois libérée dans le sol ou au contact de l’air. Exposés à ce composé phénolique amer, extrêmement toxique, de nombreux insectes herbivores, des bactéries et des végétaux sensibles (tomates, pommes de terre, pins, arbres fruitiers…) dépérissent et meurent. Il vous reste 73.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le noyer noir, champion d’une lutte de pouvoir entre végétaux
CHRONIQUE. « La vie cachée des plantes ». De nombreuses espèces végétales libèrent, sous terre et dans les airs, des composés qui neutralisent leurs voisines. Mais pourquoi certaines ne le font-elles pas ?







