Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Iran Iran Iran L’ancien sénateur de l’Ohio est le plus haut responsable américain à participer à des pourparlers avec la République islamique depuis 1979. Alors qu’il était hostile à une guerre d’ampleur, il va devoir essayer d’y trouver une issue acceptable, accompagné de Steve Witkoff et de Jared Kushner, les deux négociateurs habituels de Donald Trump. Read in English Article réservé aux abonnés En diplomatie, Donald Trump emploie souvent l’image du jeu de cartes, pour signifier qu’il dispose de tous les atouts, contrairement aux autres. Rien ne semble plus faux, alors que s’ouvrent les négociations avec l’Iran à Islamabad, au Pakistan, samedi 11 avril. L’état des lieux montre une position américaine précaire, après quarante jours de guerre. Une domination militaire, mais une errance stratégique et des liens abîmés avec les alliés. Un régime iranien affaibli mais radicalisé, conforté dans sa défiance à l’égard des Etats-Unis, se découvrant un atout inédit avec le contrôle du détroit d’Ormuz. A cela s’ajoute une autre vulnérabilité, celle-là assumée et choisie : la composition de la délégation américaine. Elle est conduite par le vice-président, J. D. Vance, l’envoyé spécial et ami du président, Steve Witkoff, et enfin son gendre Jared Kushner. Le premier, qui a été déployé en Irak, en tant que marine, dans les années 2000, a construit sa carrière politique ces dernières années sur son opposition aux engagements militaires longs à l’étranger. Depuis janvier et les répressions sanglantes contre les manifestants en Iran, J. D. Vance était hostile, en coulisses, à une guerre d’ampleur. Le voilà chargé d’en réguler la sortie, lui qui prétend s’imposer dans l’ère post-trumpienne. Au moment de décoller, vendredi matin, il se contentait d’un bref commentaire sur le tarmac. « Comme l’a dit le président, si les Iraniens sont prêts à négocier de bonne foi, nous sommes certainement désireux de tendre la main. S’ils essaient de nous manipuler, ils vont découvrir que l’équipe de négociation n’est pas réceptive. » Il vous reste 83.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.