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EnquêteTandis que les services de renseignement sont sous pression, la « protégée » du milliardaire breton questionnait encore jeudi la responsabilité russe des frappes qui ont détruit lundi une des cathédrales de Kiev.

« Alors écoute, j’ai 74 ans, j’en ai plus rien à foutre de ce qu’on dit sur moi. » Dans son jardin de la villa Montmorency, au creux de cette enclave privée qui rassemble bon nombre des grandes fortunes du village parisien d’Auteuil, qu’il gagne secrètement de son bureau du boulevard de Montmorency via une allée de bambous, Vincent Bolloré répond avec les mêmes mots ou presque aux visiteurs – ils sont rares –, qui osent aborder avec lui le sujet brûlant du moment : Xenia Fedorova.

Depuis que Le Monde a révélé, le 26 mai, la participation de l’ex-dirigeante de Russia Today France (la chaîne financée par le Kremlin pour porter la voix de Moscou à l’étranger) au premier déjeuner du think tank de Vincent Bolloré, réuni cinq jours plus tôt au siège même du groupe Vivendi, pour influer sur la prochaine présidentielle, plusieurs élus dénoncent une « ingérence étrangère ».