Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement XAVIER GALIANA/AFP Politique Politique Politique Vincent Bolloré Vincent Bolloré Vincent Bolloré Par Ivanne Trippenbach et Ariane Chemin Publié aujourd’hui à 21h09, modifié à 21h30 Article réservé aux abonnés EnquêteAlors que l’Arcom vient d’être saisie de récentes provocations de l’ex-dirigeante de Russia Today France à l’antenne de CNews, l’offensive prorusse de la chaîne d’information embarrasse le sommet de l’Etat. Jeudi 21 mai, siège parisien de Vivendi, 42, avenue de Friedland, à deux pas de l’Arc de triomphe. Trois jours avant que Moscou ne lance l’une de ses plus terribles attaques sur le cœur historique de Kiev, alors que les yeux sont encore tournés vers Cannes, où quelques bataillons d’acteurs, réalisateurs et techniciens tentent de dénoncer « l’emprise grandissante de l’extrême droite » sur le cinéma français par le biais du Groupe Canal+, propriété de Vincent Bolloré, voilà qu’une ministre du gouvernement, un conseiller de Jordan Bardella, un évêque en vue, des gradés médaillés et des bras droits de grands patrons se retrouvent sans états d’âme autour du milliardaire d’extrême droite pour réfléchir à la prochaine élection présidentielle, en présence de… la plus influente propagandiste du Kremlin en France, Xenia Fedorova. Il s’agit du premier déjeuner d’importance de l’Institut de l’espérance, think tank créé en avril 2025 « avec des amis », avait glissé, le 24 mars 2026, Vincent Bolloré, entre deux réponses aux auditeurs de la commission d’enquête « Alloncle », à l’Assemblée nationale. L’homme d’affaires caressait de longue date l’idée de fonder une sorte de « Siècle catholique », à l’image de ce célèbre club des élites françaises, en vue d’influer sur la prochaine course à l’Elysée de 2027. Il préside lui-même l’association sise 51, boulevard de Montmorency, adresse de ses bureaux. La marque a été déposée en février 2024, mais le nom de domaine du site Internet le 13 mai seulement, quelques jours avant ce déjeuner resté confidentiel. Avec ce think tank « d’inspiration chrétienne », le milliardaire réactionnaire veut infuser dans « l’opinion publique » des « solutions de bon sens » en s’appuyant sur « des individualités compétentes, courageuses et déterminées » pour les « promouvoir » – dixit ses statuts consultés par Le Monde. Du lobbying préprésidentiel, en somme. Au menu : réduction des dépenses publiques, mesures anti-immigration, suppression des protections en matière de droit à l’IVG… Les réseaux catholiques ont été mis à contribution pour rassembler une petite centaine de convives ce 21 mai. Il vous reste 91.3% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
L’influente Xenia Fedorova, ancienne directrice de RT France et désormais protégée de Vincent Bolloré
Alors que l’Arcom vient d’être saisie de récentes provocations de l’ex-dirigeante de Russia Today France à l’antenne de CNews, l’offensive prorusse de la chaîne d’information embarrasse le sommet de l’Etat.













