Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Pollutions Pollutions Pollutions Autrefois sauveur de vignoble, ce métal est désormais dans le collimateur des autorités, avec une quinzaine de produits phytosanitaires retirés du marché. Dans le Val de Loire, la filière tente de s’adapter. Article réservé aux abonnés A Saint-Nicolas-de-Bourgueil (Indre-et-Loire), sous les nuages de printemps, Jean-François Roit-Lévêque, responsable du vignoble au domaine Amirault, observe avec une pointe d’inquiétude l’étendue des ceps sur la quarantaine d’hectares qui viennent d’être traités à la bouillie bordelaise, un remède ancestral bleu vif à base de chaux et de sulfate de cuivre. « Dès qu’il pleut 20 millimètres, il faut tout recommencer », lance-t-il, entre les palettes d’orties et de consoude séchées, utilisées en tisane pour renforcer les vignes. Pour lui, comme pour beaucoup de ses confrères, le cuivre est le seul fongicide fiable homologué en agriculture biologique pour traiter le vignoble contre le mildiou, un champignon dévastateur pour les vignes, affectant aussi les cultures de pomme de terre et les vergers de pommes, et dont la pression devrait s’aggraver avec le réchauffement climatique. « La bouillie bordelaise ne pénètre pas dans la plante, et protège uniquement les feuilles sur lesquelles le produit est déposé, précise le vigneron. Et elle est rapidement emportée par la pluie. » Il vous reste 84.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.