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ReportageLe terminal pétrolier d’Omisalj, dans le nord de l’île croate de Krk, fait partie des infrastructures de la mer Adriatique identifiées par Bruxelles comme essentielles pour alimenter la région en GNL. Mais les pays voisins, la Hongrie et la Slovaquie notamment, traînent à réduire leur approvisionnement auprès de Moscou.

Au milieu des hôtels qui bordent la côte croate et commencent à se remplir en ce début juin, la dizaine de grosses cuves du terminal pétrolier et le bourdonnement du gros navire méthanier voisin font un peu tache. « Le premier resort est à moins de 900 mètres, on est un peu entourés d’ennemis parce qu’ici, tout le monde vit surtout du tourisme », plaisante Bruno Jankovic, directeur du terminal pétrolier d’Omisalj, situé dans le nord de Krk, l’île la plus touristique de Croatie. « Mais on vit très bien côte à côte, l’eau reste d’une qualité exceptionnelle », promet-il, alors que des baigneurs plongent une tête dans la mer à quelques centaines de mètres de ses cuves.

Si Krk est fréquentée chaque année par plus de 500 000 visiteurs, peu d’entre eux savent que cette île qui fait face au port de Rijeka, troisième ville de Croatie, dans l’est du pays, est aussi devenue l’un des lieux les plus stratégiques des efforts européens visant à mettre un terme à la dépendance au gaz et au pétrole russes.