Des migrants sans papiers originaires de Cuba, du Venezuela, et d’Haïti, sont remis aux autorités mexicaines après avoir été expulsés des Etats-Unis, à McAllen (Texas), le 13 mars 2026. FELIX MARQUEZ/AP

Le ministre de l’intérieur jamaïcain, Horace Chang, a confirmé, mardi 16 juin, que le pays avait signé un protocole d’accord avec le département de la sécurité intérieure des Etats-Unis pour accueillir des personnes expulsées originaires de pays tiers. La Jamaïque accepterait toutes les deux semaines jusqu’à 25 personnes.

Ces individus, a précisé M. Chang, ne seront pas placés en détention, bien que les modalités de leur hébergement restent à définir. Les conditions d’une éventuelle compensation pour leur accueil sont également en cours de négociation. Si l’accord est finalisé, la Jamaïque rejoindra le Mexique, le Salvador, l’Ouganda et plusieurs autres pays ayant accepté d’accueillir des migrants originaires de pays tiers expulsés des Etats-Unis.

Dans le cadre de sa politique de répression de l’immigration, l’administration Trump a eu recours à une série d’accords secrets pour expulser plus de 19 000 personnes vers des pays tiers, selon le groupe Third Country Deportation Watch. Certaines se sont retrouvées dans des nations dont elles ignoraient jusqu’à l’existence.