Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Royaume-Uni Royaume-Uni Royaume-Uni Un navire militaire russe a déclenché des tirs de semonce contre un yacht mardi en fin de matinée, dans la Manche, au sud de l’île de Wight. Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a qualifié cet évènement inédit de « profondément inquiétant ». Il est intervenu deux jours après l’arraisonnement d’un tanker de la flotte fantôme russe par la Royal Navy, dimanche. Article réservé aux abonnés Les tensions sont montées d’un cran entre le Royaume-Uni et la Russie après qu’un bâtiment de guerre russe présent dans la Manche a déclenché des tirs de semonce, mardi 16 juin en fin de matinée, en direction d’un bateau de plaisance britannique voguant à proximité, au large de l’île de Wight. Le ministère de la défense britannique a d’abord minimisé l’évènement, totalement inédit, estimant qu’il s’agissait d’un « incident isolé ». Mais mercredi, le premier ministre, Keir Starmer, a jugé que la réaction russe était « profondément inquiétante et imprudente », après que Jane et Alan Kelvey, le couple de retraités à la barre du yacht (le Bright Future), ont donné leur version des faits sur la BBC, en contradiction totale avec les explications russes. Le ministère de la défense russe a assuré que l’équipage de la frégate Amiral Grigorovich avait ouvert le feu en direction du yacht « après avoir tenté à plusieurs reprises de le contacter par radio et avoir tiré des fusées de détresse » car le bateau de plaisance aurait été sur une trajectoire risquant la collision. « Il n’y avait absolument aucun risque de collision », a témoigné Jane Kelvey, et les coups de feu n’étaient « absolument pas nécessaires » a ajouté la retraitée. Son yacht voguait à environ 500 mètres de la frégate et à 20 miles nautiques au sud de l’île de Wight, hors des eaux territoriales britanniques. Il vous reste 69.19% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.