70.000 plaintes à réexaminer avant le 14 juillet, mission impossible ? Notre enquête RTL sur le recensement exigé par Darmanin après la disparition de Lyhanna
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Une tâche d'ampleur. Sur instruction de Gérald Darmanin, en réaction à l'affaire Lyhanna, les procureurs doivent examiner 70.000 procédures de violences sexuelles sur mineurs en stock dans tous les tribunaux de France, les commissariats ou les brigades de gendarmerie. Tout ça avant le 14 juillet. Alors dans les parquets de France, tout le monde s'active pour rendre sa copie à temps au ministre de la Justice.
Le service police-justice de RTL a fait le tour des procureurs de France, afin de constater comment ils s'organisent pour s'atteler à cette tâche définie comme prioritaire. Une dizaine d'entre eux ont été appelés et tous ont le même discours : ils croulent sous leur stock de procédures de violences sexuelles sur mineurs. 900 à Amiens, plus de 1.000 à Toulouse, 600 à Chartres ou encore 2.500 à Bobigny.
Certains dossiers mis de côtéAvant le 14 juillet, ils ont mis tous les moyens sur cette priorité, c'est-à-dire souvent quelques minutes sur chaque procédure. À Amiens, les 14 magistrats du parquet passeront chacun une demi-journée à écluser 60 procédures. Ce qui, si on envisage une grosse demi-journée, représente six minutes par procédure.







