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ReportageClassé au Patrimoine mondial de l’Unesco en 2003, le lieu abrite des peintures couvrant une période allant du mésolithique au Moyen Age. Au milieu de la jungle peuplée d’animaux sauvages, des scènes de chasse, de vie familiale ou encore de rituels ont été protégées des intempéries grâce à des centaines d’abris-sous-roche. Mais ces œuvres sont aujourd’hui menacées par le tourisme, l’érosion et le dérèglement climatique.
La grande ville agitée de Bhopal, à une quarantaine de kilomètres, semble bien loin, sur la minuscule route qui serpente au milieu des collines sauvages du Madhya Pradesh, dans le centre de l’Inde. Passé le village d’Amchha Khurd, une guérite marque l’entrée de la réserve naturelle de Ratapani et le départ de l’ascension de la colline de Bhimbetka. De toutes parts la route est cernée par des forêts. La région abrite encore quelques tribus, principalement des Gond.
Il ne faut pas longtemps pour qu’affleure du sommet une série de rochers d’une quarantaine de mètres pour les plus hauts, aux formes extraordinaires sculptées par l’érosion éolienne. Perchée à 100 mètres au-dessus de la plaine, au beau milieu d’une jungle peuplée de tigres, de léopards, d’ours lippus, de cobras et d’autres animaux sauvages, Bhimbetka, qui fait partie d’un vaste ensemble de sept collines, cache l’un des sites archéologiques les plus remarquables de l’Inde, avec 243 abris-sous-roche, dont la moitié est recouverte de peintures rupestres. Une véritable galerie d’art à ciel ouvert, qui témoigne de l’histoire et de l’évolution de l’homme depuis des millénaires, et constitue le plus ancien patrimoine artistique connu de l’Inde et de l’Asie du Sud. D’autant plus que le site était sans doute occupé de manière continue depuis plusieurs centaines de milliers d’années.












