Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Extrême droite Extrême droite Extrême droite L’extrême droite confirme l’inflexion de son programme jacobin et ouvre la voie à une forme d’autonomie et à un statut particulier pour les citoyens corses, sans reconnaître la notion de communauté. Article réservé aux abonnés Ne dites pas « autonomie », dites plutôt « autonomie insulaire ». Ne dites pas « pouvoir législatif », dites plutôt « adaptation des lois et des règlements ». Ne dites pas « opportunisme », dites plutôt « pragmatisme ». Chaque mot compte, dans un projet de loi constitutionnel, particulièrement lorsqu’il s’agit, pour le Rassemblement national (RN), d’ouvrir une brèche dans son jacobinisme historique pour donner droit aux revendications des autonomistes corses. A partir du mardi 16 juin, début de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de « loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République », le RN marchera sur un fil, tiraillé entre son alliance nouvelle avec les identitaires corses et son ADN, qui n’autorise aucune concession à une logique autonomiste. Marine Le Pen a fixé le nouveau cap, le 26 mai, devant ses députés : fini le jacobinisme, place au pragmatisme. En l’état, a-t-elle expliqué, le texte gouvernemental n’est pas votable – « la rédaction est hallucinante », s’étouffe son entourage –, en raison de la possibilité ouverte à l’Assemblée de Corse d’écrire la loi. La notion de « communauté corse » est une autre ligne rouge. Il vous reste 78.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.