Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Justice Justice Justice Tribune Collectif Des représentants de barreaux de pays du G7 rappellent, dans une tribune au « Monde », que le droit n’est ni un luxe ni une contrainte, mais la condition même de la stabilité démocratique et du développement économique durable. Publié aujourd’hui à 12h30 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés A l’heure où les tensions géopolitiques s’aggravent, où les rivalités économiques se durcissent et où les bouleversements technologiques transforment nos sociétés à une vitesse inédite, nous, avocats et représentants de barreaux de pays du G7 [prévu du 15 au 17 juin à Evian-les-Bains, en Haute-Savoie], souhaitons rappeler une conviction qui nous rassemble : le droit est le premier bien commun de nos démocraties. Les démocraties ne survivent pas par la seule force de leurs armées, la seule puissance de leurs économies ou la seule rapidité de leurs innovations. Elles prospèrent parce qu’elles reposent sur des règles partagées, prévisibles et respectées : l’Etat de droit. C’est lui qui garantit l’indépendance de la justice, protège les libertés fondamentales, sécurise les échanges économiques et fonde la confiance des citoyens dans les institutions. Cette confiance est aussi le moteur de la prospérité : elle favorise l’investissement, l’innovation, l’entrepreneuriat et les échanges. Le droit ne protège pas seulement nos sociétés, il contribue à créer la richesse qui permet leur développement. Il est urgent de rappeler que, sans ces règles partagées, il n’y a pas de confiance. Celle-ci est fragilisée par la montée des tensions internationales, la remise en cause de certains mécanismes de coopération, l’essor de technologies dont les effets dépassent souvent les cadres juridiques existants, ainsi que par des menaces transnationales qui ignorent les frontières. Face à ces défis, la tentation est grande de privilégier l’efficacité immédiate au détriment des principes. Ce serait une erreur. Langage commun Le droit n’est ni un luxe ni une contrainte. Il est la condition même de la stabilité démocratique et du développement économique durable. Il permet de protéger sans arbitraire, d’innover sans renoncer aux libertés, de coopérer sans sacrifier la souveraineté des nations. Il permet de sécuriser les échanges économiques, même internationaux, de préserver les investissements, mêmes étrangers, d’assurer la liberté contractuelle et même la liberté d’entreprendre. Il est également le langage commun grâce auquel nos démocraties peuvent agir ensemble malgré leurs différences. Il vous reste 45.6% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Nous, avocats, appelons les dirigeants du G7 à faire de l’Etat de droit une priorité politique affirmée et concrète »
TRIBUNE. Des représentants de barreaux de pays du G7 rappellent, dans une tribune au « Monde », que le droit n’est ni un luxe ni une contrainte, mais la condition même de la stabilité démocratique et du développement économique durable.














