Lors d’une manifestation à Lagos, le 12 juin 2026. TOYIN ADEDOKUN/AFP

Une attaque perpétrée par des djihadistes suspectés d’appartenir au groupe Lakurawa, visé par les frappes aériennes américaines en décembre dernier, a fait 20 morts dans le nord-ouest du Nigeria, selon un rapport de sécurité confidentiel rédigé par les Nations unies, a appris l’Agence France-Presse (AFP) dimanche 14 juin.

Selon le rapport consulté par l’AFP, les djihadistes ont mené un raid contre la communauté de Fesken Rafi, dans le district d’Arewa, dans l’Etat de Kebbi, près de la frontière avec le Niger. D’après les médias locaux, le raid aurait eu lieu il y a quelques jours, mais n’a été rapporté que ce week-end, après la visite du vice-gouverneur de l’Etat de Kebbi dans la région. L’attaque est survenue après une accalmie des violences perpétrées par Lakurawa ces derniers mois, selon le rapport.

L’armée américaine a frappé certaines zones du nord-ouest du Nigeria le 25 décembre dernier. Ces frappes visaient, selon le gouvernement nigérian, des combattants de l’Etat islamique, le groupe Lakurawa et des gangs criminels. Le bilan de ces frappes reste inconnu, mais les Etats-Unis ont affirmé qu’elles avaient tué un grand nombre de djihadistes, tandis que les autorités nigérianes assuraient que les combattants avaient été « affaiblis » par les opérations militaires. Lakurawa est resté actif le long de la frontière entre le Nigeria et le Niger, malgré les efforts déployés par les forces de sécurité pour le chasser du Kebbi.