Un marché de Maiduguri (Nigeria) après un attentat à la bombe, le 17 mars 2026. JOSSY OLA/AP

Les frappes aériennes menées conjointement par le Nigeria et les Etats-Unis depuis plusieurs jours dans le nord-est du pays ont permis de tuer 175 combattants de l’Etat islamique (EI), a affirmé, mardi 19 mai, l’armée nigériane, dans un communiqué.

Depuis 2009, une insurrection djihadiste menée par Boko Haram, puis par son rival, le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (EIAO), a provoqué la mort de plus de 40 000 personnes et le déplacement de 2 millions d’habitants dans le nord-est du pays le plus peuplé d’Afrique, selon l’ONU.

Ces derniers temps, une recrudescence d’attaques meurtrières et d’enlèvements par les deux groupes a conduit le président nigérian, Bola Tinubu, à décréter en novembre 2025 un état d’urgence sécuritaire à l’échelle nationale et le président américain, Donald Trump, à menacer le pays d’une intervention militaire.

Parmi les militants de l’EI visés par les frappes, le chef djihadiste Abu Bilal Al-Minuki, présenté comme « l’un des agents les plus importants de l’EI au monde » dans le communiqué, avait été tué, vendredi, dans un village isolé du nord-est lors d’une opération des deux pays.