La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, à l'Assemblée nationale, le 19 mai 2026. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a estimé dimanche qu’un durcissement de la politique pénale n’était pas la bonne réponse à l’émotion suscitée par la mort de Lyhanna, se disant opposée à nombre des propositions mises sur la table par les poids lourds du camp gouvernemental et de la droite.
« Vous voyez bien que la perpétuité réelle, l’imprescriptibilité ou le retour de la peine de mort, ce n’est pas ça qui va protéger nos enfants aujourd’hui », a souligné la députée Renaissance des Yvelines, invitée de l’émission Questions politiques de France Inter, franceinfo TV et Le Monde.
« Quand on veut (…) durcir la politique pénale à nouveau, on n’a pas compris quelle était la situation », a-t-elle affirmé, défendant plutôt une « approche globale » prenant en compte le « côté sanitaire », l’« éducation sexuelle », la « culture du viol » ou l’écoute des enfants.
Yaël Braun-Pivet défend ainsi le principe d’une « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles et plaide pour une augmentation des moyens de la justice. « Quel est le cout pour la société de ces vies fracassées ? Ce n’est pas une question d‘argent c’est le devoir moral de la République ». Le drame Lyhanna est « un électrochoc qu’il faut transformer » pour qu’il y ait « une prise de conscience collective » des violences qui touchent les enfants et les adolescents, estime la présidente de l’Assemblée nationale.














