Le navire sera transféré vers un mouillage au large de la côte sud de l'Angleterre et placé sous surveillance, a précisé le ministère de la Défense.

Publié le 14/06/2026 10:10

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Le ministre de la Défense, Dan Jarvis, quitte le 11 Downing street, à Londres (Royaume-Uni), le 12 juin 2026. (TOBY SHEPHEARD / AFP)

Londres a intercepté un navire de la flotte fantôme russe. "Lors de la première opération de ce type dirigée par le Royaume-Uni, le navire 'Smyrtos' a été arraisonné par des commandos des Royal Marines et des agents des forces de l'ordre spécialement formés de l'Agence nationale contre le crime", a annoncé le ministère de la Défense britannique, dimanche 14 juin, dans un communiqué. L’opération, qui a duré six heures, a bénéficié d'un soutien aérien, notamment des hélicoptères Chinook, ainsi que du concours de bâtiments de la marine, dont la frégate HMS Sutherland. Elle s'est déroulée "en étroite coordination avec les Français", a déclaré le ministre de la Défense Dan Jarvis."Cette opération réussie porte un nouveau coup à la Russie et rappelle à ceux qui alimentent la guerre de Poutine en Ukraine que nous ne les laisserons pas se cacher", a commenté le Premier ministre Keir Starmer. Dans un message publié sur X , il a annoncé avoir "ordonné à nos forces armées d'intercepter un pétrolier clandestin qui tentait de traverser la Manche", "au petit matin". Le navire sera transféré vers un mouillage au large de la côte sud de l'Angleterre et placé sous surveillance, a précisé le ministère de la Défense. Londres a déjà sanctionné des centaines de navires soupçonnés de faire partie de la flotte fantôme utilisée par la Russie pour contourner les embargos occidentaux depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022. Ces navires, généralement de vieux pétroliers à la propriété douteuse, se voient interdire l'accès aux ports et services britanniques. Alors que l'Union européenne a placé des centaines de ces navires sur liste noire afin d'affaiblir la capacité de financement de guerre de Moscou, le gouvernement avait annoncé, en mars, que les forces britanniques seraient désormais autorisées à monter à bord et à saisir les navires de la flotte fantôme traversant ses eaux. Si le Royaume-Uni n'avait jamais dirigé une telle opération, Londres avait notamment participé à une mission commune avec la marine française, le 1er juin, pour arraisonner en haute mer le Tagor, un autre pétrolier sous sanctions internationales et en provenance de Russie.