Amis des mots, les examens approchent, et le ministre de l’Éducation, même s’il n’est pas ultrabéton en la matière, a demandé aux correcteurs de mettre l’accent sur l’orthographe. À quoi je ne peux qu’applaudir. Pas de panique, jeunes gens : une, deux, trois, quatre fautes, dans une copie, ce n’est pas la catastrophe. Je le répète souvent ici : faire des fautes (quelques fautes !), c’est normal. En faire à tous les mots, non.

La solution pour le participé passéDonc voici quelques trucs pour nos élèves de 3e, de 1re et de terminale, mes parades contre les fautes les plus fréquentes. D’abord, la bête noire de tous les Français : le participe passé. Je redonne la recette qui permet d’accorder 90% d’entre eux. La baguette magique, c’est la question "qu’est-ce qui est ?". Si la réponse est sur ma feuille au moment où j’écris le participe, j’accorde. Autrement, je fais comme si je ne savais pas avec quoi accorder : je laisse invariable.

Des exemples ? "Valérie a mangé tous les croissants." Comment écrire mangé/s ? Au moment où je l’écris, je me demande "qu’est-ce qui est mangé" ? Valérie a mangé… quoi ? je n’ai pas encore la réponse, donc je n’accorde pas : mangé.

Maintenant, "je pleure les croissants que Valérie a mangé/s". Encore une fois, je me demande qu’est-ce qui est mangé : les croissants, bien sûr, mais cette fois ils sont sur ma feuille au moment où j’écris mangé/s, donc je sais avec quoi accorder : Je pleure les croissants que Valérie a mangés…