Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Amériques Amériques Amériques La plupart des pays du continent, même non alignés, se plient aux injonctions de l’administration Trump. Washington n’hésite pas à recourir à des menaces de sanctions ou de retraits de visas pour faire primer ses intérêts, notamment dans la lutte contre le narcotrafic et l’accès aux ressources. Sans s’embarrasser de l’Etat de droit. Article réservé aux abonnés Donald Trump n’a pas pris l’Amérique latine en traître. Dans sa stratégie de sécurité nationale, publiée par la Maison Blanche au début de décembre 2025, le président américain annonçait le retour des interventions dans l’« hémisphère occidental », le continent américain. « Nous voulons un hémisphère dont les gouvernements coopèrent avec nous contre les narcoterroristes, les cartels et les autres organisations criminelles transnationales (…) nous voulons garantir notre accès continu à des sites stratégiques-clés », assénait le texte. L’intervention militaire à Caracas, l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, le 3 janvier, et la mainmise postérieure sur le pétrole vénézuélien en ont été l’illustration flagrante. Washington menace aussi depuis plusieurs mois d’une action similaire à Cuba. Depuis le 2 septembre 2025, les Etats-Unis ont mené 63 frappes illégales dans les Caraïbes et le Pacifique contre des bateaux accusés – sans preuves – de transporter de la drogue, faisant plus de 200 morts. Vendredi 12 juin, Donald Trump a affirmé sur son réseau Truth Social avoir donné l’ordre de mener dans l’est du Venezuela « une frappe rapide et létale pour éliminer Niño Guerrero, le tristement célèbre chef de Tren de Aragua », organisation criminelle que Washington a classée comme « terroriste ». Partout, le président américain réactive sa tutelle sur la région avec un but assumé : faire primer les intérêts des Etats-Unis et accaparer les ressources locales. Il vous reste 83.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Les Etats-Unis imposent leur tutelle à une partie de l’Amérique latine
La plupart des pays du continent, même non alignés, se plient aux injonctions de l’administration Trump. Washington n’hésite pas à recourir à des menaces de sanctions ou de retraits de visas pour faire primer ses intérêts, notamment dans la lutte contre le narcotrafic et l’accès aux ressources. Sans s’embarrasser de l’Etat de droit.






