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ReportageL’édile travailliste gouverne depuis 2017 la métropole anglaise qui, après un long déclin post-industriel, a renoué avec un dynamisme impulsé par ses derniers maires. Le 18 juin, Andy Burnham tentera de retrouver un siège de député lors d’une élection partielle difficile, afin d’essayer, ensuite, de remplacer Keir Starmer au poste de premier ministre.

Des péniches amarrées dans une marina bordée d’immeubles neufs avec, à leurs pieds, des terrasses de cafés, Pollen, une boulangerie chic, un peu plus loin, Mana, un restaurant étoilé au Michelin… On se croirait à Camden ou Hackney, des quartiers branchés du nord de Londres. Il s’agit en fait de New Islington, à Manchester (nord-ouest de l’Angleterre). Après des décennies de déclin à la suite de la disparition de ses emplois manufacturiers, l’ex-capitale mondiale du coton, au XIXe siècle, est redevenue la ville la plus dynamique du Royaume-Uni.

« Les gens ont envie de vivre ici, d’y implanter leurs entreprises, et un cercle vertueux s’est enclenché : il devient facile d’attirer davantage d’idées et d’énergie », se félicite Thom Hetherington, patron d’une foire d’art (la Manchester Art Fair) et consultant pour des sociétés immobilières. Cette figure locale a donné rendez-vous au Flawd, un nouveau bar à vins situé sur la marina. « Il est loin le temps où tous les étudiants partaient pour Londres trouver du travail, parce que rester c’était comme ne pas avoir d’ambition », ajoute l’entrepreneur, qui a grandi à Manchester dans les années 1980, quand le centre-ville ne comptait plus que quelques centaines d’habitants. « C’était sinistre, Manchester avait perdu sa raison d’être », se souvient-il.