Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Intimités Intimités Intimités Dépendance Dépendance Dépendance Dans sa maison de Haute-Garonne, Pauline Abad, accueillante familiale de personnes âgées dépendantes ou porteuses d’un handicap, veille sur Jean-Marc, 59 ans, et Audrey, 78 ans. L’accueil familial, alternative à l’Ehpad, est très minoritaire mais promis à un bel avenir, à condition de renforcer son cadre réglementaire et son modèle économique. Article réservé aux abonnés La chaleur est écrasante en ce début d’après-midi de la fin du mois de mai à Bouloc, en Haute-Garonne. Sur la terrasse en bois de sa grande maison, Pauline Abad veille. Elle ne lâche pas du regard Jean-Marc, 59 ans (dont nous préservons l’anonymat), qui enchaîne les longueurs dans la piscine située au milieu d’un magnifique verger. « Mettez la tête sous l’eau, ça va vous faire du bien ! », s’écrie la quinquagénaire. Quelques minutes plus tard, le nageur sort s’installer sur un transat, sous un soleil de plomb. « Non, attention ! Mettez-vous à l’ombre sinon vous allez brûler ! », prévient-elle. Si Pauline est aussi attentive, c’est parce que cet homme présente des troubles neurologiques pouvant survenir à n’importe quel moment et le mettre en danger : pertes de mémoire, black-out, insensibilité à la douleur… Ces symptômes l’empêchent de vivre seul. Depuis presque quatre ans, il habite donc chez Pauline et son mari Francis. Pauline Abad, 56 ans, ancienne contrôleuse qualité spécialisée dans les équipements de dialyse, s’est reconvertie après vingt ans en entreprise pour devenir accueillante familiale de personnes âgées ou handicapées. « J’en avais assez de brasser des chiffres, des normes, des labels, j’avais besoin de relations humaines », raconte-t-elle. Avant de franchir le pas, elle s’est occupée de sa belle-mère pendant plusieurs années. « Au Cameroun, d’où je viens, on n’abandonne pas nos aînés dans les institutions. Je voulais lui rendre toute l’aide qu’elle nous avait apportée quand nos filles étaient petites. » Cette première expérience d’accueil la conforte dans ses choix. Elle dépose, auprès de son conseil départemental, une demande d’agrément pour pouvoir héberger chez elle jusqu’à trois résidents, et l’obtient en octobre 2022. Chaque département peut ainsi octroyer cet agrément après l’étude d’un dossier de candidature. Il vous reste 74.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« D’où je viens, on n’abandonne pas nos aînés dans les institutions » : chez Pauline Abad, famille d’accueil pour personnes âgées
Dans sa maison de Haute-Garonne, Pauline Abad, accueillante familiale de personnes âgées dépendantes ou porteuses d’un handicap, veille sur Jean-Marc, 59 ans, et Audrey, 78 ans. L’accueil familial, alternative à l’Ehpad, est très minoritaire mais promis à un bel avenir, à condition de renforcer son cadre réglementaire et son modèle économique.






