Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Question à un expert Question à un expert Question à un expert Chronique Olivier Moustacakis Directeur général d’Assurland.com La couverture varie sensiblement d’un contrat à l’autre, explique Olivier Moustacakis, directeur général d’Assurland et expert en assurances Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés Question à un expert L’impact de la hausse des prix des carburants n’est pas seulement budgétaire : elle modifie aussi les comportements des automobilistes. Rouler plus longtemps sur la réserve, tester des carburants alternatifs moins onéreux ou laisser son véhicule stationné plus longtemps sont autant de pratiques qui comportent des risques. Elles peuvent entraîner des pannes ou des dommages matériels qui ne sont pas systématiquement couverts par les contrats d’assurance-auto. En cas d’incident, la prise en charge d’une panne, d’une erreur ou d’un vol de carburant dépend principalement des garanties d’assistance souscrites, et, plus marginalement, des garanties vol et vandalisme. La couverture varie ainsi sensiblement d’un contrat à l’autre. La panne d’essence, souvent perçue comme un aléa, est en réalité fréquemment assimilée par les assureurs à un défaut d’anticipation. A ce titre, elle peut être exclue de certaines garanties. Lorsqu’elle est couverte, l’intervention dépend notamment de la franchise kilométrique prévue au contrat, c’est-à-dire la distance minimale d’intervention à partir du domicile. Sans option spécifique, celle-ci est généralement comprise entre 25 et 50 kilomètres. En deçà, les frais de dépannage, à savoir une centaine d’euros (hors majorations), restent à la charge de l’assuré. Une logique comparable s’applique aux véhicules électriques en cas de panne de batterie. La recharge ou le remorquage peuvent être organisés, mais dépendent là aussi des conditions contractuelles, notamment de la distance ou du nombre annuel d’interventions. L’erreur de carburant obéit à une logique comparable. L’assistance peut organiser le remorquage du véhicule, mais les conséquences mécaniques éventuelles restent le plus souvent à la charge de l’assuré. Le contrat couvre ainsi l’immobilisation du véhicule, et non les effets de l’erreur elle-même. A ces situations s’ajoutent des cas plus récents, comme l’usage du bioéthanol sans équipement homologué, susceptible d’entraîner un refus de prise en charge en cas de panne. La logique assurantielle repose en effet sur la conformité du véhicule et le respect des conditions d’utilisation. Il vous reste 10.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.