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ReportageDans un contexte de réchauffement et de perte de biodiversité, des associations réclament une baisse des prélèvements de bois. L’Office national des forêts défend la nécessité des coupes et trouve ces critiques injustes.
Chaque jour ou presque, ils arpentent la forêt. Sur le terrain, ils recensent les coupes et les plantations. De retour chez eux, ils épluchent les plans d’aménagement et les études scientifiques, participent à des réunions de concertation ou à des conférences, interpellent leurs élus. De Versailles à Fontainebleau (Seine-et-Marne), de Fausses-Reposes (Hauts-de-Seine) à Montmorency (Val-d’Oise), de Sénart (Essonne) à Clamart (Hauts-de-Seine), de nombreux citoyens scrutent les massifs d’Ile-de-France (IDF) avec vigilance. Ensemble, ils contestent certains choix sylvicoles et accusent la politique publique de faire primer les coupes de bois sur la préservation des écosystèmes.
Leur message est résumé dans un Appel à sauvegarder les forêts publiques d’Ile-de-France, lancé en 2024, qui dénonce notamment une « exploitation forestière trop importante ». Il a été endossé par plus de 30 000 personnes, une cinquantaine d’organisations, plus d’une soixantaine d’élus et une dizaine de scientifiques de renom.









