Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Industrie pharmaceutique Industrie pharmaceutique Industrie pharmaceutique Les tentatives d’influence de certaines entreprises du médicament en vue d’obtenir le remboursement de leurs traitements par l’Assurance-maladie se multiplient auprès de l’institution, « avec une accélération très nette depuis la fin de l’année 2025 », signale au « Monde » son dirigeant. Article réservé aux abonnés Il ne dévoilera aucun nom. Du moins, pas aujourd’hui. « Je n’exclus cependant pas de les révéler si ces pratiques persistent », prévient Lionel Collet. Le président de la Haute Autorité de santé (HAS) n’est pas coutumier des coups de colère. Mais, face à l’intensification des tentatives d’influence exercées par certains laboratoires pharmaceutiques à l’encontre de son institution, le patron de l’agence publique indépendante chargée d’évaluer les produits de santé voit rouge. Car, depuis un an et demi, les pressions de certaines entreprises du médicament, qui lui soumettent leurs dossiers en vue d’obtenir un éventuel remboursement de leurs traitements par l’Assurance-maladie, s’accroissent dans « des proportions jamais vues jusqu’à présent, avec une accélération très nette depuis la fin de l’année 2025 », souligne Lionel Collet, qui dénonce des « procédés inacceptables » de la part de certains laboratoires, plusieurs d’entre eux flirtant dangereusement avec les limites de la légalité. Comme cet industriel qui, en 2025, « a contacté les membres de la commission de la transparence en amont de l’audition prévue » par le biais d’un délégué médical, pour leur parler des produits du laboratoire, et accessoirement du produit dont ils devaient prochainement étudier le dossier, raconte M. Collet. « Là, nous avons réagi avec force. J’ai réglé cela directement avec le patron du laboratoire en lui indiquant que cela ne devait absolument plus se reproduire. Un laboratoire n’a pas à prendre contact avec les membres de la commission ! », poursuit-il. Il vous reste 72.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Lionel Collet, président de la Haute Autorité de santé, dénonce des pressions dans « des proportions jamais vues » de l’industrie pharmaceutique
Les tentatives d’influence de certaines entreprises du médicament en vue d’obtenir le remboursement de leurs traitements par l’Assurance-maladie se multiplient auprès de l’institution, « avec une accélération très nette depuis la fin de l’année 2025 », signale au « Monde » son dirigeant.
La HAS dénonce une escalade sans précédent des pressions pharma depuis fin 2025, certains labs contactant les commissions directement. Cette escalade signale une redéfinition des enjeux de governance et compliance dans la régulation des produits santé.














