Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Bac Bac Bac Les élèves de 1ʳᵉ générale, qui planchent, jeudi 11 juin, sur l’épreuve anticipée de français, ont le choix entre un commentaire de texte et un sujet de dissertation sur la poésie. Voici une proposition de corrigé pour le commentaire de texte. Article réservé aux abonnés Pour les élèves de la voie générale, le commentaire de texte est extrait d’Histoire de Madame de Montbrillant, un ouvrage écrit par Louise d’Epinay (1726-1783) à partir de 1757 et publié à titre posthume en 1818. Voici le plan proposé par Loïc Collot, professeur de français : Dans cette lettre, Louise d’Epinay discute de ce que représente l’amitié pour elle avec un de ses amis. Le texte, dans son énonciation même, met justement en scène l’argumentation de l’autrice. Comment Louise d’Epinay parvient-elle à faire d’une lettre amicale l’illustration de sa représentation de l’amitié ? 1. Une lettre qui mime une conversation amicale a. Un propos vivant et oralisé Le texte est parsemé d’interjections : « Eh ! » (l. 17 et 22), ce qui lui donne une vraie dimension orale. On trouve également des verbes à l’impératif, à la deuxième personne, qui rendent encore plus présent le destinataire de la lettre. Il y a par exemple « tenez » (l. 15) ou la répétition typiquement orale du verbe « laissez, laissez » (l. 22). b. Un destinataire qui est un véritable interlocuteur Louise d’Epinay ne cesse d’interpeller le destinataire de la lettre : « mon ami », (l. 1). Elle intègre ses propos dans le texte même de la lettre, qui sont introduits par les expressions comme « vous m’annoncez » (l. 2), ou « lorsque je vous entends dire » (l. 19-20). Le jeu des hypothèses donne l’occasion d’une incise énonciative : « S’il élève une querelle, dites-vous ? » (l. 17). Elle ouvre les guillemets et rapporte les paroles de son ami (l. 20-22). Cet entrelacement énonciatif contribue à la vivacité du propos et permet à l’autrice de mettre en scène littérairement son amitié réelle avec René. Il vous reste 58.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.