Devant le collège où était scolarisée Lyhanna, à l’occasion de la marche blanche pour lui rendre hommage, à Fleurance (Gers), le 7 juin 2026. MORGAN FACHE/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

Face à un pays sidéré par la mort de la petite Lyhanna, 11 ans, Emmanuel Macron a reconnu, mercredi 10 juin, que la question de « la confiance dans nos institutions » était posée, tout en mettant en garde contre toute « démagogie » et « précipitation » à légiférer.

Dans le Gers, les obsèques de la petite fille doivent se dérouler vendredi à 14 h 30 « dans la plus stricte intimité », selon l’avocat de la famille, et l’Association des maires du département a proposé à cette heure-là un moment de recueillement devant les mairies, avec drapeaux mis en berne. Jérôme Barella, le suspect dans la mort de la collégienne dont le corps a été retrouvé jeudi dernier dans le Gers, n’avait jamais été interpellé ni convoqué malgré plusieurs plaintes et signalements pour des violences sexuelles sur mineurs.

« Il est évident qu’il y a eu des dysfonctionnements manifestes. Il faut comprendre désormais ce qui relève des responsabilités individuelles et des dysfonctionnements systémiques », a déclaré le chef de l’Etat lors du conseil des ministres, selon la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. « C’est la confiance en nos institutions qui derrière est également posée », a ajouté le président de la République alors que des milliers de personnes ont manifesté leur colère ces derniers jours un peu partout en France.