Depuis 2020, le gouvernement Legault a mis de côté 1,9 milliard de dollars pour lancer neuf projets de la filière batterie qui ont soit été suspendus, abandonnés, fait faillite ou subi d’importants dépassements de coûts.C’est le constat que dresse la vérificatrice générale du Québec (VGQ), Christine Roy, dans son plus récent rapport annuel, rendu public mercredi à l’Assemblée nationale.Dans un audit amorcé l’an dernier, les équipes de la VGQ ont analysé 29 conventions d’aide financière autorisées par le gouvernement du mois d’avril 2020 à septembre 2025. De ce nombre, 91 % ont été avalisées par décret du gouvernement.Au total, ces promesses financières s’élèvent à 2,2 milliards de dollars, étalés sur onze projets distincts. « Au 31 mars 2026, environ 700 millions de dollars avaient été inscrits dans les dépenses du gouvernement, représentant principalement des provisions pour pertes et des aides financières non remboursables », précise le rapport de la VGQ.Parmi les onze projets étudiés, trois qui sont toujours en cours « ont vu les coûts de leurs projets augmenter de façon importante », constate la vérificatrice générale. On peut deviner qu’il s’agit de Nemaska Lithium, de Nouveau Monde Graphite et d’Ultium CAM. Depuis 2020, le gouvernement de François Legault leur a autorisé plus d’un milliard de dollars en capital-action ou en prêts pardonnables.« Pour deux de ces projets, des aides financières additionnelles successives ont été autorisées afin de couvrir une partie des dépassements de coûts », peut-on lire dans le rapport.Québec a également promis près de 760 millions de dollars à des entreprises qui ont depuis fait faillite, comme Northvolt ou encore Lion Électrique. Sur les onze projets étudiés, seuls deux se portent bien : CAE et Solutions énergétiques Volta.