Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Fondée en 2024, la jeune société veut changer de dimension avec ces capitaux. Elle annonce également un accord avec le géant de l’aéronautique Airbus. Article réservé aux abonnés La guerre en Ukraine a transformé la vie d’Hadrien Canter. Jeune avocat début 2022, il est aujourd’hui, à l’âge de 29 ans, à la tête d’une des start-up de défense françaises les plus en vues. Alta Ares, l’entreprise de drones et d’analyse d’images qu’il a fondée en 2024 après l’invasion, en février 2022, de l’Ukraine par l’armée russe, vient de lever 50 millions d’euros auprès de quatre fonds d’investissement (le britannique Air Street Capital, l’allemand Cherry Ventures, le polonais OTB Ventures et l’américain Harpoon Ventures). Elle a aussi signé, mercredi 10 juin, lors du salon de l’aéronautique de Berlin, un accord de coopération avec le géant du secteur Airbus. Un second contrat du même type, avec un industriel des missiles cette fois, doit être annoncé au salon de la défense Eurosatory, qui se tient du 15 au 19 juin à Villepinte (Seine-Saint-Denis). « Cette levée de fonds nous donne l’assise financière qui nous permet de nous asseoir à la table des grands », affirme M. Canter. Alta Ares fournira à Airbus son logiciel de traitement de la vidéo et de guidage de drone. L’industriel lui ouvrira sa solution de commande et de coordination de défense aérienne. Un savoir-faire crucial : la protection du ciel des pays du Golfe contre les attaques iraniennes a montré la difficulté à faire cohabiter dans le ciel avions, drones, missiles et intercepteurs, sans risquer de tirs fratricides. Il vous reste 70.03% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.