En 2010, alors structurellement déficitaire et lourdement endetté, le Groupe Le Monde a connu une révolution actionnariale avec un investissement majoritaire de Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, via leur holding commune Le Monde libre, pour plus de 130 millions d’euros.

Depuis cette date, le capital de notre groupe aura connu une série d’évolutions progressives qui ont abouti à une structure désormais stabilisée avec un capital réparti entre d’une part le Fonds pour l’indépendance de la presse qui, à travers Le Monde libre, détient 72,5 % de notre groupe, et d’autre part le Pôle d’indépendance, qui rassemble l’actionnariat salarié, la société des lecteurs, et les familles des fondateurs de La Vie et du Monde, et en détient 25,4 %. Après avoir accompagné son redressement et le renforcement de notre indépendance, les trois actionnaires de 2010 se sont progressivement effacés du tour de table.

Avant son décès en 2017, Pierre Bergé avait organisé la reprise de ses parts par ses deux associés. Cette cession, contestée au tribunal par son héritier, est désormais définitive après trois décisions de justice qui ont, à chaque fois, confirmé sa validité. En 2019, Matthieu Pigasse a cédé à Daniel Kretinsky une part minoritaire des actions qu’il détenait.