Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement « CMA CGM, une entreprise au cœur du pouvoir » (4/4). Depuis 2022, la filiale de l’armateur a multiplié les acquisitions, de « La Provence » à « La Tribune Dimanche » en passant par BFM-TV et RMC, et cherche à renforcer sa division sports. Les journalistes, eux, manifestent leur hostilité aux projets de regroupement et aux ingérences éditoriales. Article réservé aux abonnés C’est une première en France depuis trente ans. Entre le 1er et le 3 juin, le Congrès mondial des médias d’information, 77e du nom, se tiendra à Marseille. Les habitants de la ville se passionneront peut-être pour les débats, organisés par l’Association mondiale des éditeurs de médias d’information (WAN-IFRA), sur les mutations et les défis qu’affronte le journalisme. Mais, au terme de ces trois jours, ce sont aussi 450 éditeurs et groupes de presse, soit environ 1 000 représentants de médias issus de plus de 60 pays, qui auront appris à connaître la puissance invitante. CMA Média, excroissance du géant du transport maritime et de la logistique CMA CGM, né il y a moins de quatre ans, demande encore à être connu. Au commencement de l’aventure de Rodolphe Saadé dans la presse, il y a La Provence : la première acquisition de l’armateur, mi-2022, emportée en même temps que Corse-Matin, au terme d’un bras de fer épique avec Xavier Niel (actionnaire à titre individuel du Groupe Le Monde). Le montant consenti, environ 100 millions d’euros avec les investissements, est alors unanimement jugé exorbitant. Mais le cœur a ses raisons… « La Provence, c’est Marseille, et Marseille, c’est chez lui », ne manquent jamais de rappeler ceux qui côtoient le dirigeant franco-libanais. Il vous reste 88.05% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.