Lors d’un rassemblement devant le tribunal judiciaire en hommage à Lyhanna, à Bourgoin-Jallieu (Isère), le 8 juin 2026. BRUNO AMSELLEM/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »
Près d’une semaine après que le corps de Lyhanna, collégienne de 11 ans, a été retrouvé dans le Gers, déclenchant nombre de réactions politiques, le directeur général de la gendarmerie nationale, Hubert Bonneau, était interrogé, mercredi 10 juin, sur Franceinfo. Invité à réagir aux critiques de la mère de Rosa, une fillette de 11 ans qui avait porté plainte en 2025 contre le suspect, Jérôme Barella, sans que ce dernier soit par la suite entendu par les enquêteurs de la gendarmerie, il a reconnu « un échec ».
« J’entends une maman qui est en colère contre le système et en particulier contre les gendarmes, a réagi M. Bonneau. Si ce qu’elle dit est vrai, qu’elle a été éconduite par les gendarmes, voire menacée avec un dépôt de plainte pour harcèlement contre la gendarmerie, c’est quelque chose d’inadmissible. » Et de poursuivre : « Cette affaire est un échec pour nous. (…) Pour moi, en première approche, ce n’est pas une affaire de moyens, c’est une affaire de traitement d’un dossier dans sa rapidité. »
« Trois cent soixante-cinq jours par an, chaque heure qui passe, nous recevons en gendarmerie quatre plaintes de mineurs », a-t-il, par ailleurs, fait savoir. Un chiffre qui a fortement grimpé ces dernières années, selon lui. En 2019, « nous avions pour l’ensemble de la gendarmerie, 28 000 plaintes annuelles pour des violences sexuelles et sexistes et des viols, 65 % concernant des mineurs. (…) En 2025, ce sont 50 000 plaintes. On a quasiment multiplié par deux les plaintes pour violences sexuelles et sexistes et pour viols depuis 2019 ».












