Des manifestations ont éclaté à Belfast, en Irlande du Nord, le 9 juin 2026. ISABEL INFANTES / REUTERS

Des manifestants ont bloqué, mardi 9 juin au soir, des axes routiers à Belfast, en Irlande du Nord, et incendié des véhicules dont un bus, au lendemain d’une attaque au couteau et d’appels à manifester relayés par l’extrême droite, selon des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) sur place et des médias britanniques.

La police nord-irlandaise et les autorités britanniques ont multiplié les appels au calme, craignant des violences au lendemain d’une attaque à Belfast imputée à un réfugié soudanais, dont la vidéo, relayée par l’extrême droite, a choqué le pays.

Dès 19 heures (20 heures à Paris), des centaines de manifestants, pour beaucoup le visage masqué, ont commencé à se rassembler en différents points de Belfast. De la fumée s’élevait de plusieurs endroits de la ville, survolée par des hélicoptères de police, a constaté l’AFP. Les magasins ont fermé plus tôt que d’habitude.

Des habitants ont été évacués d’un immeuble proche du centre-ville qui a pris feu lors de ces rassemblements. « Ils ont commencé à mettre le feu à des poubelles », puis « ils ont lancé des cocktails Molotov », a expliqué à l’AFP l’un des habitants, prénommé Eemran, un ingénieur d’origine indienne. « Tout d’un coup le feu a pris, on a eu de la fumée dans le bâtiment, et les pompiers nous ont dit de sortir », a-t-il expliqué.