Face à la sobriété croissante des Québécois, les ventes en volume de la Société des alcools du Québec (SAQ) poursuivent leur recul. Pour une deuxième année de suite, le dividende versé au gouvernement diminue aussi, passant sous la barre du 1,4 milliard — signe que la société d’État pourrait avoir atteint un plafond.Dans son rapport annuel publié mardi, la SAQ fait état d’un bénéfice de 1,389 milliard de dollars pour l’exercice financier 2025‑2026, terminé le 28 mars. Il s’agit d’un recul de 0,8 % (11,6 millions) par rapport à l’année précédente, qui confirme toutefois une tendance à la baisse.
Le ralentissement de la consommation d’alcool est désormais une réalité avec laquelle la SAQ doit composer. Pour une troisième année consécutive, les ventes en volume ont reculé, cette fois de 3 %, pour atteindre 209,8 millions de litres.La société attribue cette baisse à une combinaison de facteurs : vieillissement de la population, sensibilité accrue aux enjeux de santé, différentes habitudes des jeunes générations, concurrence des produits sans alcool ou du cannabis, ainsi qu’à la pression du coût de la vie.« Malgré ce contexte un peu difficile, presque 1,4 milliard remis au Québec, c’est une somme très conséquente », soutient en entrevue le président et chef de la direction, Jacques Farcy. Loin de s’inquiéter, il estime la société d’État « en bonne santé et performante » compte tenu de la conjoncture. « On fait face à un nouveau défi et il faut s’adapter, trouver un équilibre », ajoute‑t‑il.









