La Commission européenne a imposé, mardi 9 juin, à Meta de rétablir l’accès gratuit à son application de messagerie WhatsApp aux assistants d’intelligence artificielle concurrents de sa propre technologie, Meta AI, dans le cadre d’une enquête de concurrence. Contacté par l’Agence France-Presse, le groupe a fait savoir qu’il ferait appel de cette décision.

Depuis la fin de 2025, le géant américain des réseaux sociaux a banni de WhatsApp les agents conversationnels concurrents de Meta AI. Le groupe avait justifié cette décision par des impératifs techniques et financiers, arguant que ces chatbots généraient un trafic de plus en plus important, mettant ses systèmes à l’épreuve, sans aucune compensation des surcoûts.

La Commission européenne avait ouvert l’an dernier une enquête sur Meta pour une possible infraction aux règles de la concurrence liée à cette mesure. En mars, pour tenter d’apaiser la Commission, le groupe de Mark Zuckerberg a accepté de réintégrer les chatbots d’IA à sa messagerie, mais en leur faisant payer désormais des « frais de structure ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le procès de Meta, épée de Damoclès pour Mark Zuckerberg, le nouvel allié de Donald Trump