Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie SNCF SNCF SNCF Les syndicats CGT, CFDT, SUD-Rail et UNSA, qui dénoncent les conditions de travail et les salaires, appellent le personnel à débrayer le 10 juin. Article réservé aux abonnés Bien sûr, la question salariale est centrale dans le conflit qui oppose la direction de la SNCF et quatre syndicats de salariés qui appellent à la grève, mercredi 10 juin. Comment pourrait-elle ne pas l’être ? L’inflation dépasse les 2 % et les négociations annuelles obligatoires n’ont abouti, en janvier, qu’à une hausse générale de deux fois 0,25 % pour 2026. Réduire ces revendications à ces seules questions pécuniaires serait une erreur. C’est un mal plus profond, existentiel, qui a convaincu les syndicats de la maison à faire front commun – une première depuis 2024 et le mouvement lié au démantèlement de Fret SNCF sous la pression de Bruxelles. Pourtant, cette unité ne va pas de soi, entre syndicats contestataires (CGT, SUD-Rail) et réformistes (UNSA, CFDT), a fortiori à quelques mois des élections professionnelles prévues en novembre. Le collectif doute, les agents se sentent malmenés par l’absence de direction claire, par des réorganisations qui se succèdent à un rythme soutenu, par une exigence de productivité toujours plus grande, consécutives à la réforme ferroviaire de 2018 pour préparer l’ouverture à la concurrence du marché ferroviaire français. Les syndicats demandent un moratoire sur ces réorganisations et des garanties sur l’uniformité des droits des salariés dans le groupe. Il vous reste 82.5% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
SNCF : en pleine « crise existentielle », les cheminots sont appelés à la grève
Les syndicats CGT, CFDT, SUD-Rail et UNSA, qui dénoncent les conditions de travail et les salaires, appellent le personnel à débrayer le 10 juin.











