Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Mexique Mexique Mexique Les collectifs de familles de disparus collent des avis de recherche dans les trois villes qui accueilleront des matchs, mais les autorités les dissimulent. Les associations accusent d’inaction le gouvernement de Claudia Sheinbaum, alors que 133 000 personnes sont portées disparues dans le pays. Article réservé aux abonnés D’un côté, la mairie de Mexico repeint la ville depuis plusieurs semaines, et à marche forcée, pour l’inauguration de la Coupe du monde de football, qui aura lieu dans la capitale du Mexique, jeudi 11 juin. De l’autre, les collectifs de familles de personnes disparues collent tous les jours les avis de recherche de leurs proches dont ils sont sans nouvelles. A Mexico, Guadalajara et Monterrey, les trois villes hôtes de l’événement au Mexique, leurs photos sont placardées : des visages jeunes et masculins pour la plupart, mais aussi des jeunes filles souriantes, et parfois des enfants. La nuit, ces affichettes que tout le pays connaît trop bien sont arrachées, recouvertes de publicité ou repeintes par les services de la ville de Mexico. Le lendemain, elles réapparaissent sur les murs autour du stade Azteca, sur les panneaux, à l’entrée du métro et sur les arrêts de bus. « Ils les enlèvent toutes les nuits, mais on revient et on reviendra les coller tous les jours du Mondial, pour que le monde sache qu’ici il y a une crise des disparus et que nous appelons à l’aide internationale, car notre gouvernement nous ignore », dit Vanessa Gamez, dont la fille de 19 ans, Ana Amelia Garcia Gamez, a disparu lors d’une randonnée au pic de l’Aigle, l’une des montagnes qui entourent Mexico, le 12 juillet 2025. Il vous reste 73.91% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.