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Les faitsHommage au surréalisme belge, au street art argentin ou encore aux années 1990 : en pleine mode du maillot de foot, les équipementiers ont redoublé de créativité pour ce Mondial 2026.

Lyon, centre commercial de Confluence, un samedi. Nahil, collégien aux boucles dorées, grimace devant le maillot de l’équipe de France. « Le bleu est joli, mais le motif, on dirait un fauteuil de RER. 5/10. » Les tuniques principales de l’Allemagne et l’Espagne, deux des favorites du tournoi ? « Trop minimalistes. » Finalement, sa grâce ira à la modeste équipe de Corée du Sud, et son entrelacs de motifs fleuris, « magnifique ».

A raison de deux par équipe, 96 tenues ont été lancées pour la Coupe du monde 2026, qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique, et par leur design, ils bouleversent la hiérarchie traditionnelle. « Le maillot de football dépasse aujourd’hui sa fonction sportive pour devenir une véritable pièce de mode. Cela se traduit par le succès de sélections plus inattendues, choisies avant tout pour leur esthétique », observe le directeur commercial d’Intersport, Nicolas Fanjas-Claret. Même chez les grosses cylindrées, comme le Brésil, l’Espagne ou le Portugal, les maillots away (extérieur), plus novateurs, sont désormais les plus plébiscités.