Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Pertes et profits Pertes et profits Pertes et profits Le rachat par un concurrent américain de l’entreprise britannique Tate & Lyle, dernier membre originel encore présent en Bourse du FT-30, l’ex indice des valeurs vedettes britanniques, souligne que, alors qu’elle peine à attirer de nouveaux entrants, la Bourse britannique perd aussi ses fleurons, observe Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ». Article réservé aux abonnés Certains noms de la cote britannique fleurent bon l’ère victorienne. C’est le cas de Tate & Lyle, un fabricant d’ingrédients pour l’agroalimentaire et les produits de soin, dont l’origine remonte à la création d’une raffinerie sucrière à Liverpool en 1859. Henry Tate, son cofondateur, avait financé la création de la Tate Britain, à qui il légua son nom et sa collection de tableaux d’artistes préraphaélites. Ce qui reste la meilleure façon de passer à la postérité : car Tate & Lyle, lui, ne devrait plus faire long feu. L’entreprise britannique a, en effet, officialisé, lundi 8 juin, son rachat par son concurrent américain Ingredion pour 2,7 milliards de livres (3,1 milliards d’euros). L’inventeur du sucralose – édulcorant connu en France sous la marque Canderel – avait déjà cédé en 2010 son activité sucrière historique à un autre américain, American Sugar Refining. Comme tout le secteur de la consommation, l’industrie des amidons, épaississants et autres arômes se trouve en pleine recomposition, à l’image du rachat fin mai de l’activité ingrédients pour l’alimentaire du géant International Flavors and Fragrances (IFF) par le fonds CVC pour 4,3 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros). En 2023, le suisse Firmenich et le néerlandais DSM avaient bouclé leur fusion pour donner naissance à un poids lourd du secteur, aux côtés d’un autre suisse, Givaudan. Il vous reste 48.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.