Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Chine Chine Chine Chronique Harold Thibault Pékin, correspondant Les fuites de capitaux rendent fébrile le gouvernement chinois. Il resserre l’étau autour des pratiques en cours chez des financiers ou de riches familles de l’Empire du milieu, observe le journaliste Harold Thibault, correspondant à Pékin, dans sa chronique au « Monde ». Publié aujourd’hui à 10h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Le contrôle des flux financiers est le corollaire du contrôle politique tout court, il doit permettre au pouvoir de maîtriser le risque. En Chine, il est donc un sujet majeur. La première puissance exportatrice permet l’échange de devises pour les transactions commerciales mais restreint très rigoureusement les sorties de capitaux. Elle craint les entrées et sorties spéculatives qui sont de nature à faire vaciller des économies, comme ce fut le cas en 1997 en Asie du Sud-Est. Les Chinois ne peuvent sortir de leur pays que 50 000 dollars (43 000 euros) par an, par exemple pour des dépenses de voyage ou d’éducation à l’étranger. Mais alors que la croissance économique a ralenti, que le marché immobilier, qui a longtemps offert de formidables retours sur investissement, s’est considérablement tassé depuis cinq ans, les riches Chinois sont en quête de placements rentables. Certains veulent aussi sortir leur argent pour installer leur famille, puis eux-mêmes, loin du régime. Pékin frappe à intervalles réguliers sur les différents canaux employés pour sortir l’argent. Ils sont multiples, bien plus complexes que les liasses de billets dans la doublure du manteau, procédé historique. Parmi les pratiques établies, les prêteurs sur gage de Macao auxquels on achète en yuan et on revend en dollars des montres hors de prix avant de passer par le casino, les cryptomonnaies, ou la simple compensation sans réel échange physique d’argent par des groupes mafieux d’un côté et de l’autre. Coup dur pour les investisseurs D’autres procédés ont même pignon sur rue. Le gouvernement chinois vient ainsi de lancer une campagne contre l’utilisation de plateformes pour boursicoter à l’étranger qui avaient accepté les fonds d’investisseurs chinois. Trois sites de courtage, Longbridge Securities, Tiger Brokers (installés à Singapour) et Futu Holdings, à Hongkong, se sont vus imposer une amende d’un montant cumulé de 330 millions de dollars pour avoir rendu service à des clients de Chine sans licence pour opérer dans ce pays. Un coup dur pour les investisseurs chinois qui apprécient l’accès aux actions à l’international depuis Hongkong. Il vous reste 48.62% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« La Chine ne veut pas que ses riches citoyens sortent leur argent du pays »
CHRONIQUE. Les fuites de capitaux rendent fébrile le gouvernement chinois. Il resserre l’étau autour des pratiques en cours chez des financiers ou de riches familles de l’Empire du milieu, observe le journaliste Harold Thibault, correspondant à Pékin, dans sa chronique au « Monde ».










